Il y a ce moment. Ce moment précis où tu as dit oui.
Peut-être que c’était dans une église, entouré(e) de gens qui chantaient. Peut-être que c’était seul(e) dans ta chambre, les yeux fermés, avec juste quelques mots maladroits adressés à un Dieu que tu apprenais à peine à connaitre. Peut-être que tu ne sais même pas exactement quand ça s’est passé, mais tu sais que quelque chose a changé.
Et puis, le lendemain matin, tu t’es réveillé(e). Et la question s’est imposée, tranquillement mais fermement :
Et maintenant, je fais quoi ?
Je vais être honnête avec toi : cette question, presque personne ne la pose à voix haute. On a l’impression qu’on devrait déjà savoir. Que la foi, ça vient naturellement. Que les autres ont l’air de savoir ce qu’ils font, alors pourquoi pas toi ?
Mais cette question, je l’ai entendue des dizaines de fois. Dans la bouche de jeunes convertis, de personnes qui revenaient à la foi après des années d’absence, de gens qui avaient dit oui à Jésus un soir et qui se retrouvaient le lendemain sans mode d’emploi.
Tu n’es pas en retard. Tu n’as pas raté quelque chose. Tu es juste au début.
Ce que tu viens de vivre a un nom
Quand tu as dit oui à Jésus, tu as vécu ce que la Bible appelle la conversion. C’est le moment où tu te tournes vers Dieu et tu Lui demandes Son pardon. Ton rôle à toi, c’était ça : te retourner.
Mais il s’est passé autre chose en même temps, quelque chose que tu n’as pas fait toi-même. Dieu, par Son Saint-Esprit, est venu habiter en toi. C’est ce qu’on appelle la nouvelle naissance. C’est Son rôle à Lui.
Concrètement, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que tu n’es plus seul(e). Que quelque chose de réel s’est produit en toi, même si tu ne le ressens pas encore pleinement. Même si tu as des doutes. Même si tu ne comprends pas tout.
La foi, ça ne démarre pas quand tu as tout compris. Ça démarre quand tu fais le premier pas.
Le piège du démarrage parfait
Il y a une tentation forte, au début de la foi : vouloir tout faire bien, tout de suite.
Lire la Bible tous les jours. Prier le matin et le soir. Aller à l’église chaque semaine. Arrêter immédiatement toutes les mauvaises habitudes. Devenir une sorte de chrétien(ne) modèle en quelques semaines.
Ce n’est pas comme ça que ça fonctionne.
J’ai rencontré beaucoup de nouveaux chrétiens qui ont essayé de démarrer à 100 à l’heure et qui se sont épuisés en deux mois. Parce qu’ils s’étaient fixé une barre trop haute. Parce qu’ils avaient confondu le départ avec l’arrivée.
Au jour de ta conversion, tu es loin d’être parfait(e). Et c’est précisément pour ça que tu as besoin de Dieu. Si tu étais déjà parfait(e), tu n’aurais pas besoin de Lui.
La foi, ce n’est pas un examen qu’on réussit ou qu’on rate. C’est une relation qui se construit.
Trois choses concrètes pour commencer
Tu n’as pas besoin de tout faire. Tu as besoin de commencer quelque part.
La prière. Parle à Dieu. Pas avec de grands discours. Pas avec les mots qu’on t’a appris. Avec tes mots à toi, ceux que tu utilises quand tu parles à quelqu’un que tu es en train d’apprendre à connaitre. Remercie-Le. Dis-Lui ce que tu ressens. Dis-Lui ce que tu ne comprends pas. Il n’attend pas que tu sois éloquent(e). Il attend que tu sois sincère(e).
La Bible. Commence par un Évangile. Celui de Luc ou de Jean, c’est un bon point de départ. Pas pour lire vite. Pour rencontrer Jésus. Une page. Quelques versets. L’idée n’est pas de finir le livre, c’est de laisser Dieu te parler à travers ce que tu lis.
Une communauté. C’est probablement la chose la plus sous-estimée par les nouveaux croyants. On se dit qu’on peut grandir seul(e), que la relation avec Dieu, c’est personnel. C’est vrai, c’est personnel. Mais ce n’est pas solitaire. Tu as besoin d’autres chrétiens autour de toi. Des gens qui peuvent t’encourager, te corriger, marcher avec toi. Une église n’est pas un club de gens parfaits. C’est un groupe de gens imparfaits qui avancent ensemble.
La foi ne progresse pas en ligne droite
Je vais te dire quelque chose que tu découvriras tôt ou tard, autant que tu le saches maintenant : il y aura des hauts et des bas.
Des semaines où tu te sentiras proche de Dieu, où la foi sera évidente et vivante. Et des semaines où tu auras l’impression de parler dans le vide, où les doutes reviendront, où tu te demanderas si tu n’as pas rêvé tout ça.
C’est normal. C’est même prévu.
La foi d’un débutant ressemble souvent à celle d’un novice dans n’importe quel domaine : enthousiaste au départ, confrontée aux difficultés ensuite, puis stabilisée avec le temps et la pratique. Ce qui compte, ce n’est pas d’éviter les creux. C’est de ne pas lâcher dans les creux.
Tu n’as pas à tout comprendre avant d’avancer
Une des phrases que j’entends souvent : “Je ne suis pas encore prêt(e). Il faut que je comprenne mieux avant de…”
Avant de te faire baptiser. Avant de rejoindre une église. Avant de parler de ta foi à quelqu’un.
Je comprends l’hésitation. Mais attendre d’être prêt(e) pour démarrer, c’est comme attendre de savoir nager pour entrer dans l’eau.
Tu avanceras en marchant. Pas en attendant d’avoir toutes les réponses.
Pour aller plus loin
Si tu te reconnais dans ce que tu viens de lire, si tu cherches un guide concret pour poser les bonnes fondations dès le début, j’ai écrit un livre fait pour toi.
Il s’appelle “J’ai donné ma vie à Jésus ! Et maintenant ?” et il répond à toutes ces questions que tu as en tête : la nouvelle naissance, le baptême, la prière, la Bible, l’église… Sans jargon religieux. Avec des mots simples et des situations que tu connais.
Tu peux le commander directement ici : J’ai donné ma vie à Jésus ! Et maintenant ?

